L'origine du Hard Rock.
Le hard rock est né à la fin des années 1960 avec des groupes britanniques comme Led Zeppelin et Deep Purple. Il est issu de plusieurs influences :
Le rock 'n roll et le rock britannique : les Beatles, les Rolling Stones, les Yardbirds, The Who Le blues endiablé de Jimi Hendrix ;
Le blues-rock et rock sudiste de groupes comme Lynyrd Skynyrd et Steppenwolf ;
Le rejet musical du mouvement beatnik (mais pas nécessairement des valeurs).
Une certaine surrenchère technique et sonore.
Le hard rock est en fait une évolution naturelle de la musique de l'époque (on pense aux Beatles, aux Rolling Stones, aux Who ...) tant par la technique que dans la sonorité.
Il se caractérise par l'utilisation d'un trio de base guitare saturée -guitare basse -batterie, et une certaine agressivité, tout en restant proche de ses racines blues et rock.
Le sens du terme "hard rock" prête à controverses. Ainsi, il est considéré par certains comme un synonyme de ce que les Américano-Britanniques nomment heavy metal, pour d'autres, c'est un terme générique englobant toute forme de musique "hard" par opposition aux musiques "soft". En France, et en Europe continentale plus généralement, le terme hard rock fut longtemps préféré au terme américano-britannique d'heavy metal. Les fans de cette musique étaient d'ailleurs surnommés "hardos". Depuis le milieu des années 1980, l'usage du terme heavy metal prend le dessus sur le terme hard rock.
Le son des guitares électriques utilisé dans le hard rock est dit « saturé ». Il s'agit d'un son très riche en harmoniques, et qui dégage une impression de puissance et d'agressivité d'où le nom hard (dure) et rock l'origine de cette musique
Hard Rock et Satanisme.
S'il ne fait pas partie intégrante du hard rock, le satanisme a flirté avec eux tout au long de l'histoire de ces mouvements. Il s'agit dans la plupart des cas d'un quiproquo, nourri par une ambiguïté voulue. Par exemple, un des premiers groupes de heavy metal s'appelait Black Sabbath (messe noire), mais si les paroles contiennent des références aux démons, au diable, c'est en fait pour en dénoncer les dangers (la chanson éponyme contient même une supplication « Oh no please God help me »).
Les références aux démons sont souvent utilisées pour leur côté fantastique, esthétique. Les groupes de heavy metal développent alors une imagerie typique (feux, diables, crânes et autres ossements, croix), mais aussi dans leur terminologie (emploi de termes à connotation religieuse, comme « sabbat », « ange »...) ; le signe de reconnaissance des hard-rockers est d'ailleurs le poing fermé, index et auriculaire levé, symbole des cornes du diable, mais aussi geste de conjuration en sorcellerie. Ceci est amplifié par le fait que certain fans pratiquent également les jeux de rôle, qui eux-même ont eu une réputation sulfureuse pour des raisons similaires dans les années 1980–1990 (mouvement de jeunes, activité n'existant pas à la génération précédente, imagerie fantastiques).
Hard Rock et Racisme.
La musique hard rock et heavy metal n'a pas de lien avec le racisme, même si certain musiciens et fans peuvent être racistes. L'origine de cette réputation peut se trouver dans :
la violence de la musique : musique forte, percussions omniprésentes... et parfois paroles violentes aussi ; vu de l'extérieur, l'esthétique sonore et l'habillement peut faire croire à une accointance avec le oï des skinheads, alors que les deux domaines sont totalement à part ;
le fait que, dans les sociétés multiculturelles, les musiciens et le public du hard rock sont essentiellement blancs ;
les références aux États sudistes de certains groupes (qui sont en fait plutôt des références à la musique country) ;
certains groupes qui se revendiquent effectivement ouvertement raciste, comme les groupes de black metal nazi;
le côté provocateur de certains groupes qui n'ont souvent rien de raciste (les S de SS du logo de Kiss, la croix de guerre sur la guitare de James Hetfield, la tête de mort sur le casque de Marilyn Manson, les discours d'Hitler en intro d'une chanson de Undercover Slut...)
De nombreux groupes sont plutôt contre le racisme, la violence, la guerre et ont pour certains des préoccupation sociales (par exemple Accept, Trust, Anthrax, Kreator, Nuclear Assault). En revanche, certains sont machistes (AC/DC, Manowar). Il faut cependant noter que, malgré le folklore effectivement machiste, la gent féminine est assez bien acceptée. Preuve en est avec certains groupes dont la figure emblématique est une femme (Warlock, Nightwish, Lacuna Coil, Midnattsol, Leaves' Eyes, Theatre of Tragedy, Lunatica, The Gathering, Within Temptation, Evanescence, Tristania, Epica, Eths) ou même exclusivement composés de femmes (Vixen, Girlschool, Kittie).